On m’a dit que je n’étais pas assurable en cybersécurité… alors que j’ai un prestataire informatique

De plus en plus de dirigeants de PME nous disent :
“Mon assureur refuse de me couvrir en cybersécurité… pourtant j’ai un prestataire informatique.”
C’est une situation fréquente.
Avoir un informaticien ne signifie pas être assurable en cybersécurité.
Les assureurs sont devenus beaucoup plus exigeants. Ils ne veulent plus seulement savoir si l’informatique fonctionne. Ils veulent savoir si le risque cyber est réellement maîtrisé.
Voici les six questions qui font la différence.
Si vous répondez non à l’une d’elles, votre entreprise peut être considérée comme non assurable.
Les salariés sont-ils régulièrement sensibilisés aux risques cyber ?
Phishing, fraude au dirigeant, faux SMS, ransomware…
Aujourd’hui, la majorité des attaques passent par l’humain.
Les assureurs demandent une sensibilisation régulière, parfois des tests de phishing, et une preuve que la formation est organisée.
Sans cela, le risque est jugé trop élevé.
Avez-vous un plan clair en cas de vol ou de perte de matériel ?
PC volé, smartphone perdu, ordinateur d’un commercial disparu.
Pouvez-vous bloquer les accès immédiatement ? Effacer les données à distance ? Remettre un poste opérationnel rapidement ?
Sans plan documenté, la continuité d’activité n’est pas garantie.
Vos données sont-elles sauvegardées automatiquement et avez-vous testé la restauration ?
Beaucoup d’entreprises ont “une sauvegarde”.
Mais l’assurance cyber vérifie qu’elle est automatique, externalisée, protégée contre les ransomwares et surtout qu’un test de restauration a déjà été réalisé.
Une sauvegarde non testée n’est pas considérée comme fiable.
Les accès sont-ils désactivés immédiatement lorsqu’un salarié quitte l’entreprise ?
Comptes actifs oubliés, accès cloud conservés, boîte mail toujours accessible.
C’est l’un des principaux risques de fuite de données.
Une gestion centralisée des accès et une procédure formalisée sont devenues indispensables.
Les mots de passe sont-ils réellement sécurisés ?
Partage de mots de passe, réutilisation sur plusieurs outils, absence de double authentification.
Aujourd’hui, sans gestionnaire sécurisé, sans MFA activée et sans politique de renouvellement, l’assurabilité est compromise.
Les mises à jour de sécurité sont-elles suivies et appliquées ?
Une faille non corrigée suffit pour bloquer une entreprise.
Les assureurs vérifient que les mises à jour sont appliquées, que les correctifs sont suivis et qu’une supervision régulière existe.
Un prestataire qui intervient uniquement en cas de problème ne suffit plus.
Beaucoup de dirigeants confondent informaticien et véritable prestataire cybersécurité
C’est un point essentiel.
Beaucoup d’entreprises ont quelqu’un qui a livré les ordinateurs, organisé le réseau il y a plusieurs années et intervient quand “ça ne marche plus”.
Mais cela ne constitue pas une stratégie de cybersécurité.
Un réseau installé il y a cinq ans n’est pas une protection actualisée.
Un antivirus posé lors de l’installation n’est pas une gouvernance cyber.
Un routeur branché n’est pas un plan de sécurité.
Un dirigeant doit comprendre ce que signifie réellement la cybersécurité
Vous n’avez pas besoin d’être technicien.
Mais vous devez pouvoir répondre clairement à ces questions :
Où sont mes données ?
Qui y a accès ?
Comment sont-elles protégées ?
Combien de temps pour redémarrer après une attaque ?
Qui décide quoi en cas d’incident ?
Si votre prestataire ne vous a jamais expliqué ce que vous avez réellement mis en place, vos points faibles, les mises à niveau nécessaires ou les évolutions des risques ces dernières années, il y a un sujet.
La cybersécurité n’est pas un achat ponctuel
C’est une démarche continue.
Les menaces évoluent.
Les réglementations évoluent, notamment avec le RGPD et NIS 2.
Les usages évoluent avec le cloud, le télétravail, la mobilité et l’intelligence artificielle.
Si votre infrastructure n’a pas été revue sérieusement depuis deux ou trois ans, elle est probablement déjà en retard.
Avoir un prestataire informatique ne veut pas dire être assurable
Un assureur ne cherche pas à savoir si vos ordinateurs s’allument.
Il cherche à savoir si votre risque est maîtrisé, si votre continuité d’activité est structurée, si vos accès sont contrôlés et si vos données sont réellement récupérables.
C’est une différence majeure.
Comment rendre votre PME assurable en cybersécurité ?
Il ne s’agit pas d’ajouter une couche technique supplémentaire.
Il s’agit de structurer la sauvegarde, la gestion des accès, la sensibilisation, la supervision et le plan de reprise.
Chez CybrLink, nous aidons les dirigeants de PME à comprendre leur niveau réel de sécurité, identifier les failles prioritaires, formaliser les procédures essentielles et mettre à niveau leur infrastructure pour redevenir assurable.
Avec une approche simple, claire et sans jargon technique.
En résumé :
- Prestataire ≠ entreprise assurable.
- La cyber est une organisation continue, pas du dépannage.
- Pas d’explications ni de mises à jour récentes = risque élevé.